L'heureux troupeau


L’heureux troupeau reposait sûrement, dans un gras pâturage;
Une brebis seule errait follement, dans la nuit dans l’orage;
Par monts par maux exposée au danger, elle fuyait l’amour du bon berger,
Par monts par maux exposée au danger, elle fuyait l’amour du bon berger.


Quatre-vingt-dix-neuf brebis sont ici; qu’importe la centième
Mais le Berger dit: Je la veux aussi, c’est la brebis que j’aime;
Dans le désert je veux la retrouver, et s’il le faut mourir pour la sauver,
Dans le désert je veux la retrouver, et s’il le faut mourir pour la sauver.


Ah! Parmi ceux qu’il laissait dans le ciel, dans le séjour de gloire;
Nul ne connut l’amertume du fiel, que le Sauveur dut boire;
Nul ne connut tout ce qu’il a souffert, pour sa brebis égarée au désert,
Nul ne connut tout ce qu’il a souffert, pour sa brebis égarée au désert.


Pourquoi ce sang dont je vois des chemins, les pierres arrosées?
O mon Sauveur! Pourquoi vois-je tes mains, par les ronces percées?
Pour ma brebis qui s’éloigne de moi, mais dont j’ai vu la misère et l’effroi,
Pour ma brebis qui s’éloigne de moi, mais dont j’ai vu la misère et l’effroi.


Soudain un cri sur les monts éclata, ma brebis est trouvée;
Le chœur joyeux des anges répéta, victoire! Elle est sauvée!
Et dans ses bras le céleste Berger, la ramenait à l’abri du danger,
Et dans ses bras le céleste Berger, la ramenait à l’abri du danger.
Et dans ses bras le céleste Berger, la ramenait à l’abri du danger.

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